Casa ma belle- Leila Msefer –2020-17’ 

Atik , un promoteur veut démolir un vieil immeuble situé au centre ville de Casablanca. Amal, une jeune architecte, qui fait partie d’une association pour la sauvegarde du patrimoine de Casablanca ne va pas le laisser faire. Un évènement inattendu survient et sauve la démolition de ce trésor architectural. 


 

Beit Beirut,la maison jaune ou Barakat -2016-8

Au Liban, on dit souvent que l’amnistie a conduit à l'amnésie, et que de fait, le passé ne passe pas.

Quarante et un ans après le 13 avril 1975, début officiel de la guerre civile libanaise, aucun travail de mémoire digne de ce nom n'a été effectué. Cela pourrait changer avec l'ouverture prochaine de Beit Beirut, lieu unique de mémoire, musée et centre culturel urbain en devenir. Beit Beirut sera le nouveau nom de la Maison Jaune, ou immeuble Barakat, cette bâtisse située au cœur de Beyrouth, à l'endroit même où passait la ligne de démarcation. Un bâtiment qui, après avoir accueilli des familles, devint un nid de francs-tireurs. Aujourd'hui, les travaux pour en faire un lieu de mémoire sont quasiment terminés, quelques finitions restent à faire. L'immeuble Barakat, témoin de la ville et de la uerre, est comme un "monstre à qui l'on a posé un œil de verre, une prothèse à la jambe", explique Youssef Haïdar, l'architecte derrière la métamorphose du lieu. Posé au carrefour de Sodeco sur ce qui sera l'une des plus violentes lignes de front de la guerre civile, ce bâtiment iconique de Beyrouth doit devenir un véritable outil au service du public mais aussi des chercheurs et artistes. Avant l'inauguration officielle, dont la date n'a pas encore été fixée, L'Orient-Le Jour vous propose d'en faire la visite guidée avec Youssef Haïdar.

Lacaton et Vassal -Imaginaires de transformation-Karine Dana -2015-22’ 

Premier film consacré à l'approche emblématique des architectes Anne Lacaton & Jean-Philippe Vassal, tout récemment primés du Prtizker Prize, et Frédéric Druot, Imaginaires de transformation nous invite à un changement de regard sur les grands ensemble de logements sociaux. Fortement opposés à la politique de démolition-reconstruction mise en place par le gouvernement français en 2003, ces architectes se sont engagés dans la transformation de ce patrimoine existant. La transformation est d'abord une manière de transformer notre regard sur la ville et l'architecture. Ce film est traversé par une conversation libre, active et intime entre ces 3 architectes et par des scènes tirées du projet de transformation de la Cité du Grand parc à Bordeaux : 530 habitations littéralement métamorphosées sont le point de départ de nouvelles façons d'habiter et de vivre dans la ville ... Réalisé par Karine dana, dans le cadre de la Biennale d'architecture de Chicago (2015), ce film a depuis été diffusé dans des festivals de films d'architecture à Milan, Prague, Budapest, New-York. 


Ricciotti, un architecte de combat , Kuiv production, 2019,52’ 

Connu pour son verbe haut, ses prises de positions au vitriol, Rudy Ricciotti est avant tout un grand architecte. Il se décrit comme architecte local, maniériste et petit bourgeois.

Lauréat du Grand prix national d’architecture en 2006, sa célébrité explose avec le Mucem (Musée des Civilisations Européennes et de la Méditerranée) inauguré en 2013.

Structuré autour de la construction d’un de ces derniers bâtiments : le 19 M ou Manufacture de la mode pour Chanel, le film retrace sa lente ascension, ses sources d’inspirations et ses partis pris architecturaux qui ne sont pas dénués d’orientation politique. 

Né en Algérie d’un père maçon qu’il suivait tout jeune sur les chantiers, Rudy Ricciotti vécut une enfance en Camargue entre solitude et apprentissage de la liberté. Il garde aussi de son enfance cet amour du béton, le matériau avec lequel il choisira de dialoguer tout au long de sa carrière. 

Ce choix se fera avec l’aide de son fils ingénieur Romain et une équipe de fidèles, triés sur le volet et toujours prêts à relever les défis que Ricciotti ne manque pas de leur proposer. Anxieux mais courageux et volontaire, il se vit comme un architecte « de combat ». 

A 67 ans, il remporte encore tout récemment la rénovation du musée des tissus à Lyon et ne manquera pas de nous surprendre encore pas la majesté de ses créations.